❤️ par SousTitreur.com
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Qui êtes-vous ? Et quelle est votre place dans cette exposition ?
Moi c'est Juliette, je suis dans deux secteurs différents.
Mon premier secteur c'est à DJI, c'est la décoration générale d'intérieur.
On a une zone qui est donnée, nous on est au niveau du couloir.
C'est quand même une grande surface.
Et de l'autre côté, je suis à la nocturne, au défilé végétal,
où on va faire une conception d'une tenue avec du végétal dedans.
Et on va défiler certains après-midi et certaines matines devant un public.
Pour ma part, c'est Clara.
Et je suis exactement dans les mêmes secteurs que Juliette.
En un mot pour vous, c'est quoi l'ExpoFlow ?
Je trouve que c'est grandiose.
Mais je n'ai pas vraiment de mots plus...
Moi je dirais que c'est un spectacle.
Qu'est-ce que représente pour vous l'ExpoFlow ?
Une grosse organisation.
C'est mené sur deux ans.
Il y a un an avant, pendant toute l'organisation,
qui va être les chefs de secteur, le thème,
quel soutien il va y avoir dans différentes ZAD,
comment on va récupérer les matériaux,
quelles fleurs on pourra avoir, quelles plantes.
Et l'année en cours de l'ExpoFlow,
où on va dessiner, concevoir, construire
et placer sur nos zones,
et avoir une semaine de montage très intense.
C'est vraiment un long cheminement.
C'est important qu'il y ait ces deux ans
pour que l'organisation soit plus aboutie.
Tout au long de l'année, depuis septembre jusqu'à mars,
ce ne sont plus que les chefs de secteur qui travaillent sur l'Expo.
C'est aussi tous les SUSU,
tous les étudiants qui se sont engagés dans l'Expo,
dans chacun des secteurs,
qui vont participer à créer tout l'univers
qu'ils veulent représenter lors de l'Expo.
Et ensuite, pendant la semaine de montage,
et même un petit peu avant,
on construit réellement tout ce qu'on a imaginé.
C'est vraiment impressionnant.
Qu'est-ce que vous êtes en train de construire ?
Alors nous, on va spoiler un petit peu,
mais nous, ZAD, c'est une partie du monde,
c'est l'Océanie,
et donc on a découpé notre endroit en différents lieux.
On a la barrière de corail,
on a un thème un peu sous la mer,
sur la mer avec une vague, une planche de surf
pour rappeler un peu l'Australie,
un désert australien avec un kangourou,
et une forêt tropicale
pour quand même montrer une certaine diversité,
un peu de vert, les forêts très denses,
avec une cascade à l'intérieur.
C'est en fait, quand on va remonter,
c'est comme si on parcourait un peu une partie du monde,
un peu au ralenti, avec différents décors.
DJI, du coup, c'est les décorations générales d'intérieur.
Une ZAD, c'est une zone à décorer.
Chaque partie de l'école représente une ZAD.
L'idée, c'est que le voyageur,
ce soit comme une graine qui parcourt du coup le monde
en visitant tous les pays.
Qu'est-ce qu'on apprend de soi dans ce type d'expérience ?
La patience, la communication, l'imagination.
Oui, l'imagination, ça fait aimer,
et puis surtout, savoir rebondir.
Parce que, comme on peut le voir,
on nous attribue beaucoup de végétaux,
parce que, par exemple, sur notre zone,
on est censé en avoir 450.
C'est énorme comme plante.
On a des plantes qui viennent directement des serres
et des plantes qui viennent directement des pépinières.
Sauf que certaines plantes de végétaux
sont soit absentes, soit en mauvais état,
et donc, on est obligé de rebondir
avec des plantes alternatives
ou alors un peu changer les ZAD.
Donc, oui, ça fait quand même référence
à savoir rebondir dans l'instant T
et s'organiser.
C'est surtout ça, savoir faire les choses
en avance, en groupe,
se répartir un peu le travail.
Les susus qui nous donnent nos végétaux,
ce sont les susus végétaux.
Et donc, eux, ils cultivent les plantes
tout au long de l'année
pour ensuite nous fournir les plantes
qu'on a souhaitées.
Ou alors, ils vont démarcher avec des pépiniéristes
ou en tout cas, des partenaires
pour récupérer des plantes.
Des fois, des plantes de prêt,
des fois, juste des dons.
Au Salon du Végétal, Sival,
on fait avec le vivant.
Donc, on a des plantes, parfois,
qui sont un peu en fin de vie,
qu'ils essaient de faire revivre.
Parfois, on n'a pas les plantes qu'on souhaite,
donc il faut trouver une alternative.
Surtout, là, dans cette expo,
où on veut faire visiter le voyageur
un peu dans toutes les parties du monde,
c'est vraiment pas facile d'avoir
un végétal pour chaque partie du monde
et même de représenter
toute la diversité qui existe.
Et donc, on fait aussi avec des plantes
qui ressemblent, des plantes un peu de substitution
pour recréer plus l'ambiance
que réellement la réalité végétale du monde.
Justement, quelles sont
les compétences ou la compétence
transversale, technique,
technique ou comportementale
que vous mettez en avant
et que vous ne soupçonnez pas jusqu'à présent ?
Personnellement, c'est ma créativité.
Je ne pensais pas avoir
une capacité aussi
créative assez rapide
pour faire des choses,
pour, par exemple, peindre,
pour dessiner, pour mettre en place
à certains endroits pour que ça ressente bien,
pour avoir en fait une imagination
en 3D parce que
on ne fait pas des choses sur du plat,
on le conceptionne vraiment en 3D.
Donc, ça, c'est la compétence
qu'on met en avant
et même pour la construction,
on a fait un mur végétal,
il faut savoir aussi se débrouiller
à faire du bricolage
et ça, c'est vrai qu'on ne l'apprend pas forcément
donc on l'apprend sur le tas,
on cède aussi des autres qui savent.
La conception, c'est vraiment ce qui est
le plus phénoménal.
On voit toute l'imagination qu'on a eu
pour faire le décor
et ensuite le réaliser physiquement,
c'est spectaculaire, je trouve.
La sensation, l'euphorie qu'on a
quand on voit ce qu'on vient
d'imaginer se construire devant nous,
c'est très satisfaisant.
Au vu de ce que vous me dites,
de ce que ça met en œuvre
comme compétence ou aptitude,
quels sont les liens qu'on peut faire
entre la formation et cet ExpoFlo ?
Peut-être savoir gérer
des projets
de groupes
parce que ce n'est pas un projet personnel,
c'est un projet avec
notre groupe à nous
et ensuite l'ensemble de l'école.
Il faut savoir
emboîter chaque pièce
d'un puzzle au même moment
et que ça rentre bien.
La compétence transversale,
c'est le travail
de groupe, le travail d'équipe
qui ressort pas mal.
On a chacun un rôle
et il faut savoir s'y tenir
et ne pas faire le travail des autres
parce que des fois on le fait
un peu moins bien
ou pas comme ce que l'autre imaginait.
Il faut travailler la réflexion
tous ensemble.
Pour les étudiants en artis,
je pense que le secteur végétaux
est le plus complémentaire
avec nos compétences puisque c'est là
où les susus
vont venir faire pousser les plantes
et donc forcément il faut
avoir des compétences en horticulture.
Sinon, je dirais que
tout ce qui est décoration,
c'est vraiment bien pour le paysage
parce que forcément
il y a la conception, la réalisation.
Il y a à la fois
de la construction.
Il faut faire en sorte que la structure
tienne debout et ne s'effondre pas
donc forcément il y a des compétences
d'ingénieurs qui sont nécessaires à ça.
Sinon, tout ce qui est l'esthétique,
la conception architecturale
de l'espace,
c'est aussi très important.
On a dû faire des plans masse,
des plans vue d'une hauteur,
de répartition des végétaux
et de quel type de plantes
on met à tel endroit
avec des structures
et tout ça, c'est des compétences
qu'on peut acquérir du paysage
sans forcément être dans
le cursus paysage de notre école
parce que par exemple, Juliette et moi,
on est en horticulture.
Pourtant, on a choisi de faire une ZAD,
une zone à décorer
et c'est vraiment, je trouve, assez complémentaire
de notre formation. Ça nous fait voir
un autre pan de l'école.
Pourquoi ça projette dans le monde professionnel ?
À la fois parce qu'on travaille
avec d'autres personnes
en dehors des travaux de groupe
et c'est aussi du
8h...
etc.
C'est du non-stop avec les mêmes personnes.
C'est condensé puisque c'est sur 5 jours
mais ça permet d'avoir
un travail qui est vraiment réalisé
de A à Z avec les mêmes personnes,
de la conception
à la réalisation et ça,
je pense que c'est complémentaire.
Ça s'inscrit dans le monde
du travail puisque
c'est toute une équipe qui se gère
et qui doit rester soudée.
Pour moi, l'Expo,
elle est déjà ce qu'elle est.
Elle est tellement incroyable
que je ne sais pas ce que je pourrais lui rajouter.
Si l'Expo était incroyable ?
Ça serait inimaginable.