Cette controverse s’intéresse à la pratique des coupes rases et aux divergences qu’elle suscite. Les associations écologistes et de nombreux chercheurs dénoncent leurs impacts négatifs : perte de biodiversité, fragilisation des sols et perturbation du climat local. Selon eux, cette méthode compromet la résilience des forêts face au changement climatique. À l’opposé, certains exploitants et acteurs économiques défendent les coupes rases pour leur simplicité technique et leur rentabilité immédiate. Elles sont parfois justifiées par des contraintes sanitaires ou par la volonté de renouveler rapidement les peuplements. Le débat porte aussi sur la durabilité : les coupes rases peuvent‑elles être intégrées dans une gestion forestière respectueuse des écosystèmes ? Le rôle du Code forestier est discuté, ses seuils et son encadrement étant jugés insuffisants par certains juristes et ONG. Ainsi, la controverse « Faut‑il interdire les coupes rases ? » illustre la difficulté de concilier exploitation forestière, protection écologique et adaptation aux enjeux climatiques.